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Vos droits d'Oleh

L'exonération de dix ans sur les revenus étrangers

10 ans

Dix années sans impôt israélien sur vos revenus de source étrangère — avec, depuis 2026, une obligation de les déclarer chaque année.

Délai : dix ans à compter de votre Alyah. Donnez votre date d'Alyah et cette page affichera votre date butoir exacte.

Vérifié le 10 septembre 2026 · sources officielles en bas de page

Montants convertis au taux de la Banque d'Israël du 16 septembre 2026, à titre indicatif : le taux bouge chaque jour, et votre banque appliquera le sien. Les seuils légaux — tranches d'impôt, barèmes — sont fixés en shekels : seul le montant en shekels a une valeur juridique.

Qui y a droit

  • Tout Oleh hadash, ainsi que les Toshavim Hozrim Vatikim (Israéliens revenus après une très longue absence)
  • L'exonération porte sur les revenus dont la source est à l'étranger, pas sur les revenus israéliens
  • Elle court dix ans à compter de la date d'Alyah, sans condition de renouvellement

Ce qui est exonéré

Pendant dix ans, Israël n'impose pas vos revenus de source étrangère. Cela couvre notamment :

  • Les loyers d'un bien conservé en France ou ailleurs
  • Les dividendes et les intérêts de placements étrangers
  • Les plus-values de cession de valeurs mobilières ou de biens situés à l'étranger
  • Les pensions privées et certaines retraites
  • Les revenus d'une activité exercée à l'étranger

En revanche, tout ce que vous gagnez en Israël — salaire, activité indépendante, loyer d'un bien israélien — est imposable normalement. C'est là que jouent les points de crédit d'impôt réservés aux Olim.

Le changement de 2026 : déclarer sans payer

Jusqu'à récemment, l'exonération s'accompagnait d'une dispense de déclaration : les revenus étrangers étaient invisibles pour l'administration israélienne. Ce n'est plus le cas.

Depuis le 1er janvier 2026, ces revenus doivent être déclarés chaque année, tout en restant exonérés. Déclarer ne veut pas dire payer : l'avantage reste entier, seule la transparence est nouvelle. Mais l'obligation est réelle, et son oubli expose à des pénalités.

La France ne disparaît pas pour autant

L'exonération israélienne ne dit rien de ce que la France peut réclamer. C'est la convention fiscale franco-israélienne qui répartit le droit d'imposer, revenu par revenu. Quelques repères :

  • Les revenus d'un bien immobilier restent imposables dans le pays où se trouve le bien : un loyer français reste déclarable en France.
  • Les pensions publiques françaises restent généralement imposables en France.
  • L'année de votre départ, vous déclarez en France les revenus perçus jusqu'à la date du transfert de résidence, puis vous relevez du service des impôts des non-résidents pour vos revenus de source française.

Pourquoi voir un expert-comptable avant de partir

C'est le seul droit d'Oleh dont la bonne utilisation se décide avant l'Alyah, pas après. Selon votre patrimoine, la question « faut-il vendre, louer ou conserver ce que je laisse en France ? » n'a pas la même réponse — et certaines opérations gagnent à être réalisées d'un côté ou de l'autre de la date de transfert de résidence.

Un expert-comptable qui connaît les deux systèmes est ici le meilleur investissement de votre Alyah. Une consultation coûte quelques centaines d'euros ; une erreur de calendrier peut coûter dix ans d'avantage.

Et au bout de dix ans ?

Vous devenez un contribuable israélien ordinaire, imposé sur vos revenus mondiaux. Dix ans paraissent lointains au moment de l'Alyah, mais c'est le genre d'échéance qui se prépare deux ou trois ans à l'avance, en particulier si vous détenez encore un patrimoine important à l'étranger.

La démarche, étape par étape

  1. 1Avant l'AlyahConsultation avec un expert-comptable franco-israélien : arbitrages sur les biens conservés, calendrier des opérations.
  2. 2Année du départDéclaration française des revenus jusqu'à la date de transfert de résidence, puis bascule vers les non-résidents.
  3. 3Première année en IsraëlOuverture de votre dossier fiscal israélien si vous avez des revenus locaux ou une activité indépendante.
  4. 4Chaque annéeDéclaration israélienne de vos revenus étrangers, exonérés mais désormais à déclarer.
  5. 5Vers la 8e annéePoint d'étape : préparer la sortie du régime, notamment sur les plus-values latentes.

Les papiers à apporter

  • Teoudat Oleh : elle établit la date d'Alyah, point de départ des dix ans
  • Justificatifs de tous vos revenus étrangers (avis d'imposition, relevés, baux)
  • Avis d'imposition français des dernières années
  • Attestation de résidence fiscale, si l'un des deux pays la demande

Les pièges à éviter

  • Croire que « exonéré » veut dire « rien à déclarer » : depuis 2026, la déclaration est obligatoire.
  • Oublier les obligations françaises : la convention fiscale prime, et un loyer français reste déclarable en France.
  • Réaliser une grosse plus-value juste avant l'Alyah plutôt que juste après, ou l'inverse, sans avoir fait le calcul.
  • Prendre conseil auprès d'un comptable qui ne connaît qu'un seul des deux systèmes.
  • Découvrir la fin des dix ans l'année où elle tombe.

Sources officielles

Vérifié le 10 septembre 2026. Les montants, taux et délais évoluent : la source officielle fait toujours foi.

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