Monter son business
Freelance, auto‑entrepreneur, société.
2 min de lecture · 7 parties Vérifié le 10 septembre 2026
Montants convertis au taux de la Banque d'Israël du 16 septembre 2026, à titre indicatif : le taux bouge chaque jour, et votre banque appliquera le sien. Les seuils légaux — tranches d'impôt, barèmes — sont fixés en shekels : seul le montant en shekels a une valeur juridique.
1. Choisir son statut
En Israël, les indépendants ont plusieurs statuts possibles : Osek Patur (petite activité), Osek Mourche (activité plus importante), ou création de société (Ltd).
2. Démarches
- Déclaration au fisc (Mas Ahnassa)
- Inscription à la TVA (Maam) si nécessaire
- Déclaration au Bitouah Leumi
3. Accompagnement
Il est conseillé de se faire accompagner par un comptable et, si possible, par une association d’aide aux entrepreneurs Olim.
Les trois statuts possibles
- Osek patour : micro-entrepreneur exonéré de TVA jusqu'à un plafond de chiffre d'affaires annuel révisé chaque année (de l'ordre de 120 000 ₪(≈ 34 300 €)). Le plus simple pour démarrer une activité de service ; la comptabilité se limite à un registre de recettes.
- Osek mourshé : entrepreneur assujetti à la TVA (18 %), déclarations périodiques, obligatoire au-delà du plafond ou pour certaines professions (professions libérales notamment). Il permet de récupérer la TVA sur les achats.
- Hevra baam : la société à responsabilité limitée, adaptée dès que l'on embauche, que l'on lève des fonds ou que l'on veut protéger son patrimoine personnel. Comptabilité et audit annuel obligatoires : comptez des frais fixes plus élevés.
Les démarches d'ouverture
- Ouverture d'un dossier à la TVA (Maam) — sauf osek patour, qui se déclare aussi mais sans collecte de TVA.
- Ouverture d'un dossier à l'impôt sur le revenu (Mas Hachnasa), avec des acomptes provisionnels mensuels ou bimestriels.
- Déclaration au Bituah Leumi comme indépendant, avec des cotisations calculées sur le revenu estimé.
- Compte bancaire professionnel séparé, fortement recommandé.
- Selon l'activité : licence municipale (« rishion essek ») pour un commerce, une restauration ou un atelier.
Un expert-comptable (« roé heshbon ») ou un conseiller fiscal (« yoetz mas ») réalise l'ensemble en quelques jours. C'est un investissement, pas une dépense.
Les aides pour les Olim entrepreneurs
Le ministère de l'Alyah et l'Agence pour les petites entreprises (Maof) financent des accompagnements, des formations et parfois des prêts garantis pour les nouveaux immigrants qui créent leur activité. Les incubateurs et programmes d'accélération abondent dans la tech ; pour les commerces et services, les chambres de commerce franco-israéliennes et les associations francophones sont de bons relais. Un plan d'affaires en hébreu, même court, est souvent la condition d'accès à ces aides : faites-vous aider pour le rédiger.
Ce qui surprend les Français
- Tout va vite : un dossier TVA s'ouvre en une visite, un client se signe sur un coup de fil.
- Les délais de paiement clients (« shotef plus 60 ») peuvent atteindre 90 jours : prévoyez la trésorerie.
- La facture doit être émise depuis un logiciel ou un carnet agréé par l'administration fiscale, et un reçu (« kabala ») accompagne chaque encaissement.
- La concurrence est frontale et les prix se négocient : un devis « ferme » ne l'est jamais tout à fait.
Sources officielles
- Autorité fiscale israélienne (Rashut Hamisim)
- Ministère de l'Alyah et de l'Intégration (Misrad Haklita)
- Bituah Leumi (Sécurité sociale israélienne)
- Gvahim — accompagnement professionnel des Olim
Vérifié le 10 septembre 2026. Les montants et délais évoluent : la source officielle fait foi.
Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent évoluer. Vérifiez toujours les conditions en vigueur auprès des organismes officiels (Agence Juive, Misrad Haklita, Bitouah Leoumi, votre Koupa).