Aides sociales
Allocations, bourses, aides pour enfants.
2 min de lecture · 5 parties Vérifié le 10 septembre 2026
Montants convertis au taux de la Banque d'Israël du 16 septembre 2026, à titre indicatif : le taux bouge chaque jour, et votre banque appliquera le sien. Les seuils légaux — tranches d'impôt, barèmes — sont fixés en shekels : seul le montant en shekels a une valeur juridique.
1. Allocations familiales
Des aides sont versées pour chaque enfant, sous certaines conditions.
Le Bituah Leumi : la sécurité sociale israélienne
Il regroupe ce que la France répartit entre la Sécu, la CAF et Pôle emploi : allocations familiales, maternité, chômage, invalidité, retraite de base, aide aux personnes dépendantes, revenu minimum. Votre inscription est automatique à l'Alyah ; les cotisations sont prélevées avec le salaire, ou payées directement si vous êtes indépendant ou sans emploi. Ouvrez votre espace personnel en ligne dès les premières semaines : la plupart des demandes s'y font sans se déplacer.
Les principales prestations
- Allocations familiales : mensuelles, pour chaque enfant jusqu'à 18 ans, sans condition de revenus.
- Allocation de naissance et indemnités de congé de naissance.
- Allocation chômage : sous condition d'une période minimale de cotisation en Israël (les premières semaines d'un Oleh n'y donnent donc pas droit), gérée avec le service de l'emploi, qui impose un pointage régulier.
- Revenu minimum (« havtahat hakhnassa ») : pour les foyers sans ressources suffisantes, sous conditions strictes de patrimoine et de recherche d'emploi.
- Retraite de base (« kitsvat ziknah ») : à l'âge légal, sous condition de durée de résidence — les Olim arrivés tardivement peuvent percevoir une allocation spéciale financée par l'État.
- Invalidité, dépendance, accidents du travail, et allocation pour enfant handicapé, avec des barèmes selon le degré d'autonomie.
Ce qui est spécifique aux nouveaux immigrants
Beaucoup de prestations exigent une durée de cotisation ou de résidence : les aides du ministère de l'Alyah (panier d'intégration, aide au loyer, bourses) sont là pour couvrir cette période de transition. Les deux systèmes se complètent ; votre conseiller d'intégration et l'agence locale du Bituah Leumi sont vos deux portes d'entrée. Si vous ne travaillez pas, vous devez tout de même payer une cotisation minimale au Bituah Leumi après la période d'exonération — un oubli fréquent qui se transforme en dette.
Retraités arrivant de France
Vos pensions françaises continuent d'être versées en Israël. La convention de sécurité sociale entre les deux pays coordonne les droits ; la fiscalité des pensions dépend de la convention fiscale et de votre statut d'Oleh (exonération de dix ans sur les revenus étrangers). Un rendez-vous avec un conseiller spécialisé avant le départ évite bien des mauvaises surprises, notamment sur le certificat de vie annuel à fournir aux caisses françaises et sur la couverture santé pendant les séjours en France.
Sources officielles
- Bituah Leumi (Sécurité sociale israélienne)
- Nefesh B'Nefesh — Allocations familiales du Bituah Leumi (en anglais)
- Ministère de l'Alyah et de l'Intégration (Misrad Haklita)
- Kol Zchut — encyclopédie des droits, rubrique nouveaux immigrants
Vérifié le 10 septembre 2026. Les montants et délais évoluent : la source officielle fait foi.
Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent évoluer. Vérifiez toujours les conditions en vigueur auprès des organismes officiels (Agence Juive, Misrad Haklita, Bitouah Leoumi, votre Koupa).